Construire son bonheur : Par où commencer ?

Un homme perdu avec sa valise dans la nature

Sauriez-vous définir le bonheur ? La majorité d’entre nous s’est évidemment déjà posé la question mais sait-on vraiment dans quelle direction avancer pour trouver le bonheur ? Je n’ai pas la prétention de penser savoir vraiment ce qu’est le bonheur, et cet article n’en sera pas une définition. Chaque personne à une vision du bonheur basée sur son vécu donc je ne tenterai même pas d’en trouver une. Nous allons plutôt lister des vérités générales sur lesquelles nous allons baser notre réflexion puis construire un cycle d’introspection pour mieux se connaitre, et mieux se changer.

Fait n°1 : La conscience découle des sens

On trouve de la vie partout sur Terre, il y a des organismes vivants dans l’air, l’eau, le sol, littéralement partout. Une partie de ces êtres vivants (pour ce que l’on sait) dispose d’une conscience.

La définition de la conscience de Psychologies.com : « La conscience est la capacité de se percevoir, s’identifier, de penser et de se comporter de manière adaptée. Elle est ce que l’on sent et ce que l’on sait de soi, d’autrui et du monde. En ce sens, elle englobe l’appréhension subjective de nos expériences et la perception objective de la réalité. Par elle, enfin, nous est donnée la capacité d’agir sur nous-même pour nous transformer. »

Beaucoup de mots compliqués ! On peut se focaliser simplement sur cette partie de la définition : elle englobe l’appréhension subjective de nos expériences et la perception objective de la réalité. Pour faire simple la conscience c’est donc l’ensemble de ce que vous percevez. Autrement dit, ce sont vos 5 sens (ou plus ?) qui vous permettent d’être conscient de vous-même et d’agir en conséquence. Sans eux, vous ne sauriez même pas que vous existez. Est-ce-que je serais capable ne serait-ce que d’attraper un objet si je ne peux ni le voir, ni l’entendre, ni le sentir ? Peut-être, mais si c’est le cas une chose est sûre, sans mes sens je ne saurai jamais que j’ai attrapé cet objet, que ça se passe ou non. J’en serai alors inconscient.

Notre vie et notre image de la réalité sont donc fondées sur la somme de ce que nous avons ressenti au fil des ans.

Fait n°2 : Le bonheur découle de la pensée

Pour comprendre ce fait, pas besoin de beaucoup de recherches scientifiques mais d’un peu de bon sens. Voici une citation de Bouddah : « Nous sommes ce que nous pensons. Tout ce que nous sommes résulte de nos pensées. Avec nos pensées, nous bâtissons notre monde ».

En y réfléchissant bien, n’est-ce pas toujours une certaine pensée qui vous plonge dans la tristesse ou dans la joie ? Tout le monde est au courant que le mental joue énormément lorsqu’il s’agit de vaincre une maladie grave. Il existe des centaines d’histoires de guérisons soudaines quasi-miraculeuses suite à un changement psychologique positif. Il existe malheureusement tout autant de cas de personnes qui vont bien et qui du jour au lendemain suite à un traumatisme ou une dépression, se retrouvent dans un état de santé alarmant. On peut citer aussi l’effet Placebo qui est une réalité scientifique : pour beaucoup de maladies l’administration d’un faux médicament donne des résultats similaires à ceux d’un vrai. C’est la pensée qu’on avale un médicament qui nous guérit qui nous fait guérir.

Pour être heureux, ne suffit-il pas de penser sincèrement qu’on l’est ? Peut-être pas mais une chose est sûre : on ne peut pas être heureux si on pense qu’on ne l’est pas.

« Je ne suis pas assez productif », « Je ne suis pas assez ponctuelle », « Je suis mal coiffé ce matin », « J’aurais dû faire ça différemment », « Je suis trop gros / trop maigre / trop petite / trop grand ». Vous arrive-t-il de penser des choses comme ça ? Moi oui, et malheureusement c’est le pain quotidien de la plupart des gens. Mais alors comment arrêter ce flot de pensées négatives et sincèrement se considérer heureux ?

Fait n°3 : Personne ne vous éloigne plus du bonheur que vous

C’est une chose que j’ai mis du temps à accepter. Je pensais comme beaucoup de gens que mon malheur venait de mon environnement. Mes études, les transports en commun, ma famille, ma copine, mon ordinateur, je les considérais tous responsables en partie de mon malheur.

Un soir de semaine, seul, pris dans des flots de pensées négatives, j’ai eu une envie désespérée de tout arrêter. J’avais 21 ans et j’arrivais vers la fin de mes études d’ingénieur – études qui me plaisaient mais le métier auquel elles me formaient ne m’attirait pas du tout. Je revenais toujours à me demander si je devais me réorienter ou pas, tout de suite ou après le diplôme, ou bien travailler comme ingénieur un moment et changer de voie plus tard. Je tournais en rond, à me répéter les mêmes questions encore et encore à chaque fois que je me sentais mal.

Ne sachant comment sortir de cette boucle infinie qui commençait à me rendre fou, j’ai décidé ce soir là de m’allonger par terre et d’arrêter de bouger. J’ai fermé les yeux, je suis resté quelques minutes allongé, vide. Je voulais faire une pause un moment et ne plus participer au cours de la vie. J’observais cette angoisse en moi cette contraction dans mes tripes, ce froid dans mon corps, cette panique, ma respiration courte.

C’est à ce moment là que j’ai réalisé une chose terrible : c’est moi qui me suis trompé de choix dans mes études, c’est moi en pensant à toutes ses choses négatives sans jamais rien y changer qui génère cette colère et cette angoisse. C’est moi qui ai le contrôle !

Sur le coup, cette pensée m’a effrayé. Si je suis responsable de mon propre malheur, cela implique que c’est à moi seul de corriger les choses. Plutôt terrifiant non ? J’aurais préféré réaliser qu’un docteur allait pouvoir tout corriger pour moi, pour ne pas vous mentir. Ma première idée dans les jours qui ont suivi fût d’essayer de contrôler mes pensées, en bloquant les pensées négatives et en laissant entrer les positives. Mais c’était impossible, littéralement. Certaines personnes en sont probablement capables mais pour moi c’était une fausse route. J’ai compris que pour changer mes pensées il allait falloir changer ma réalité, mon environnement. Et c’est là que tout a commencé à changer dans ma façon de voir les choses.

Le (tout) début du bonheur

Sur quoi peut-on agir donc, pour transformer sa réalité en une réalité meilleure pour nous ? Reprenons sur le concept de la conscience. Il y a moi (ce dont j’ai conscience) et le monde extérieur (le reste). La limite entre les deux se résume à mes sens.

Schéma introspection réaction actionJe vais donc pouvoir travailler sur le Moi (représenté par le grand cercle) avec les points suivants :

    • Introspection : Être conscient de ses sensations/émotions le plus possible pour mieux se comprendre. Il est important de prendre le temps de s’introspecter. Personne ne vous connait mieux que vous-même. On ne trouve pas le bonheur en suivant des recettes de vie toutes préparées, qui nous semblent idéales. On tire des leçons cependant d’une meilleure compréhension de soi et de son environnement. Faites confiance à votre ressenti, c’est en vous écoutant vous même que vous saurez ce qui va ou ce qui ne va pas. Quitte parfois à devoir laisser tomber vos convictions les plus ancrées !
    • Réaction : Améliorer les réactions à ces sensations. Le but n’est pas uniquement d’observer vos émotions/sensations mais aussi la réaction que vous avez lorsque vous ressentez cette émotion. Dans un premier temps, observez vos réactions dans telle ou telle situation, quand vous êtes coincés dans les bouchons, quand votre conjoint vous énerve, quand vous êtes bloqués sur un problème par exemple. Puis quand vous aurez remarqué que vous réagissez toujours de la même manière dans ces situations là, vous pourrez commencer à décider de modifier vos réactions. Vous pourrez petit à petit choisir de ne plus réagir de manière irréfléchie ou violente lorsque votre environnement vous assaillira de situations stressantes. Vous entrerez alors dans un cycle d’auto-éducation basé sur le ressenti – (cycle introspection-réaction).
    • Action : « C’est bien beau de s’introspecter et d’apprendre à maitriser ses réactions mais au travail je m’ennuie terriblement, l’ambiance est lourde et quand je rentre chez moi l’ambiance n’est guère meilleure. J’aurai beau essayer de changer mes réactions, de rester calme, ce n’est pas ça qui va avoir un impact sur mon bonheur ».
      Vous êtes en droit de penser cela, c’est totalement vrai. Changer sa réaction n’est pas une solution miracle. Cela vous permettra d’être plus objectif et plus conscient de qui vous êtes et qui vous aspirez à être mais on ne peut pas se contenter de subir sa vie et se forcer à être heureux. Ce serait merveilleux mais c’est évidemment impossible. Voici la liste complète de TOUS les choix qui s’offre à vous lorsque vous vous trouvez dans une situation désagréable. Vous allez voir ça couvre tous les cas.

Les 4 options qu’on a toujours

Subir la situation : Vous n’aimez pas ce qui vous arrive mais vous attendez que ça se termine, car cela semble être votre meilleure alternative: comme pendant cette réunion ennuyeuse au travail à laquelle vous êtes obligé d’assister. C’est une option qu’on souhaiterait éviter. Vous allez de préférence viser une des trois options suivantes 🙂

Accepter la situation : Vous dire que de toute façon vous êtes ici, et que si vous ne pouvez rien y changer, autant en tirer le maximum de bénéfices possible. Essayez de retenir le plus d’infos utiles de ces conférences où d’habitude vous n’écoutez rien, ouvrez-vous le plus possible à tout ce qui pourrait être enrichissant dans votre situation.

Modifier la situation : Si quelque chose ne va pas dans votre quotidien, essayez de l’approcher différemment, jusqu’à trouver une manière de le rendre plus intéressant ou moins stressant. Tentez de trouver des sujets intéressants à débattre avec ce collègue pénible qui tente de vous coller tous les midis. Lisez des livres, écoutez des nouvelles musiques, pratiquez des exercices de respiration dans les transports pour rentabiliser votre temps de la manière qui vous plait.

Se retirer : Si vous ne trouvez aucun moyen pour que la situation dans laquelle vous êtes puisse vous épanouir, retirez-vous. Parfois cela implique de gros changements comme quitter son travail, quitter sa femme, déménager mais si la situation est trop inconfortable il faut être capable de l’accepter et de se retirer. Se retirer d’une situation bloquée peut souvent se révéler très libérateur après coup, car cela vous oblige à prendre une grosse décision et à avancer dans votre vie. Si c’est une décision sincère de votre part, vous vous en remettrez toujours.

Pour aller plus loin

Si vous voulez aller (beaucoup) plus loin sur le sujet, je vous conseille le livre « Se libérer du connu » de Krishnamurti. Il est considéré maître spirituel et ses livres sont vendus à travers le monde entier. Son livre est rempli de questionnements sur la nature de l’être humain et sa tendance à s’enfermer dans des situations connues. Si vous souhaitez être capable de tirer le maximum de chaque jour, je ne peux que vous recommander ce livre. Il ne coûte que quelques euros sur Amazon où dans la plupart des librairies et est accessible à tous !

Vous pouvez aussi aller visiter mon article Le cycle de 4 étapes à suivre pour transformer vos mauvaises habitudes pour commencer à prendre le contrôle !

J’espère que cet article vous a plu ! À bientôt pour plus d’infos sur les miracles de l’auto-éducation 🙂

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