Interview : Le développement personnel avec Mathieu Vénisse

Dans cette vidéo on interview Mathieu Vénisse, le créateur du blog Penser et Agir depuis 2012. Il est beaucoup plus connu que moi dans le domaine du développement personnel mais par chance, il est très accessible ! Du coup, j’ai réussi à lui poser mes questions. Vous trouverez au long de cette interview des infos telles que :

  • Le développement personnel pour quoi ? C’est fait pour moi ?
  • Comment vaincre les problèmes de temps et d’argent ?
  • 3 techniques pour entamer dès maintenant un cycle d’amélioration de soi
  • Le conseil perso de Mathieu : diviser pour mieux oser !
  • Les moyens de se lancer dans un projet fou

C’est parti !

Qui est Mathieu Vénisse ?

Huber de Zen et Productif : Bonjour Mathieu ! Premièrement, j’ai vu que sur ton site tu parlais beaucoup de développement personnel. Est-ce-que tu peux nous expliquer rapidement à quoi correspond ce terme ? Quel est ton lien avec le développement personnel et en quoi est-ce-que c’est utile dans ta vie ?

Photo de Mathieu Vénisse - Développement personnel
Mathieu du blog Penser et Agir

Mathieu de Penser et Agir: Salut Huber, merci déjà de m’accueillir dans cette interview. Je me présente pour les personnes qui ne me connaissent pas encore : je m’appelle Mathieu Vénisse, créateur du site penser-et-agir.fr. Pour répondre à ta question, je suis arrivé au développement personnel à un moment dans ma vie où j’avais pas du tout confiance en moi. J’étais très timide. Au point de ne pas oser lever la main en cours, tu vois ?

À 17 ans j’avais des soucis avec les filles comme la plupart des gens. Et c’est de ce symptôme là qu’est venu ma passion pour le développement personnel, du moins j’ai commencé à réfléchir sur moi. J’ai pas vraiment fait partie des personnes qui cherchaient des techniques de séduction mais j’ai plutôt réfléchi à pourquoi est-ce-que je faisais le choix au quotidien de ne pas aller voir une fille. Pourquoi est-ce-que j’étais timide ?

C’est quoi le développement personnel ?

Mathieu : De là j’en suis arrivé à lire des livres de psychologie, notamment de deux auteurs très connus en France : Jean-Léon Beauvois et Robert-Vincent Joule. Ils ont fait des études sur la psychologie des choix en mettant en évidence les choix rationnels ou de rationalisation. Pour moi ça a été le premier pas dans le développement personnel ou même plutôt d’ailleurs dans la psychologie à la base. J’ai ensuite dévié vers le développement personnel avec des concepts plutôt de réalisation de soi, d’accomplissement de soi et de projet de vie comme j’en parle sur mon site.

Ensuite, comment je définirais le développement personnel ? C’est ce qu’on entend partout mais c’est la vérité. C’est tout simplement devenir soi-même en mieux. Donc se dépasser. Mais surtout apprendre à s’écouter, apprendre à identifier ses valeurs profondes, c’est-à-dire les grandes idées auxquelles on croit dans ce monde. Les incarner. Et aussi développer des projets dans lesquels on va réaliser ces valeurs là. Pour résumer très succintement.

C’est répandu ?

Huber : Du coup, toi qui formes des gens au développement personnel. En tant que spécialiste, est-ce que tu penses que tout le monde est vraiment concerné par le développement personnel ?

Mathieu : Pour le coté expertise, Penser et Agir ça fait plus d’un million de visiteurs par an. J’ai accompagné plus de 1000 clients donc 1000 personnes qui ont acheté des formations sur Penser et Agir. Donc il est vrai que j’ai un avis aujourd’hui et une certaine expertise par rapport à ça.

Ta question est très pertinente du fait qu’en France, aujourd’hui on considère, du moins l’idée générale est que : les personnes qui s’intéressent au développement personnel sont a priori des personnes qui vont mal. Ou bien qu’elles sont dans une période un petit peu décadente de leur vie. Qu’elles ont besoin de se rebooster parce qu’elles manquent de confiance en elle ou autre. Et en fait c’est totalement faux ! Si on va outre-atlantique et qu’on va aux Etats-Unis on se rend compte qu’il y a beaucoup plus de gens qui pratiquent le développement personnel.

Est-ce-que c’est fait pour moi ?

Pour moi, j’ai même publié un article la-dessus au début du blog, je dis que le développement personnel devrait être enseigné à l’école. Tout le monde devrait en faire en fait. Il faut pas attendre d’aller mal pour se dire : « Je vais apprendre à aller mieux ». Mais il faut se dire : « Ok je vais bien dans ma vie, je vais apprendre à aller encore mieux, encore mieux développer mes projets, encore mieux développer mes passions, impacter le monde à mon échelle ».

Donc OUI, 100% oui le développement personnel est destiné à tout le monde et pas seulement à ceux qui vont mal.

Pourquoi je n’ai pas le temps pour des projets perso ?

Huber : Est-ce-que tu peux nous expliquer pourquoi sur ton site tu parles autant de passer à l’action ? Pourquoi est-ce-que ton slogan se base sur le verbe agir et vers quoi nous mènerait un tel passage à l’acte ?

Mathieu : En fait, quand j’ai étudié le développement personnel (j’ai commencé il y a… 14 ans maintenant), j’ai vu qu’il y avait une dualité. Une grosse différence entre la pensée et l’action. C’est pour ça que j’ai appelé mon site Penser et Agir et que j’ai défini ma vision « le développement personnel par l’action ».

Ce dont je me suis rendu compte c’est qu’à peu près toutes les personnes qui font du développement personnel sont victimes de deux symptômes : la procrastination et le perfectionnisme. Qui sont deux symptômes totalement liés. Procrastination, je remets toujours au lendemain ce que j’ai envie de faire sans jamais le faire. Et perfectionnisme, j’attends que tout soit parfait pour passer à l’action.

Et en fait, la base de la base c’est de vaincre la procrastination et le perfectionnisme.

Je passe à l’action

Mathieu : Tant qu’on est dans la procrastination et le perfectionnisme on est dans l’univers de l’imaginaire et donc de la pensée. Et pour sortir de l’univers de l’imaginaire et de la pensée, il faut faire un premier pas. Et en ce sens, on passe directement dans le côté du réel. À partir de ce moment là on capte des informations sur une situation. J’ai réussi à atteindre une étape, un objectif ou bien je n’ai pas réussi. Quand on réussit on essaye d’aller plus loin, forcément. Mais quand on n’a pas réussi on commence à se dire, bah ok, j’ai pas réussi. Qu’est-ce qui n’a pas fonctionné ? Comment est-ce que je peux recadrer mon action ? Et on continue à passer à l’action.

Il y a un grand défaut dans le développement personnel, selon moi. C’est qu’il y a beaucoup de personnes, la majorité, qui restent dans l’aspect purement « je pense » et qui se disent qu’en modifiant leurs pensées ils vont attirer des choses à eux. On parle de loi d’attraction. Je ne dis pas que la loi d’attraction est mauvaise ou bonne. J’ai des théories sur la loi d’attraction, j’y crois mais d’une certaine manière. Ce que je veux dire c’est que le fait de dire « Si j’y pense ça va venir à moi », ça je n’y crois pas.

Par contre si j’y pense et que j’agis au quotidien en étant aligné à mes propres valeurs, je vais attirer à moi des situations qui vont faire en sorte que je réalise ma vie et mes projets.

Trop penser est un problème récurent

Mathieu : La pensée est hyper importante mais il faut toujours une grosse dose d’action, ce que j’appelle l’action massive sur Penser et Agir. Pour mettre ça dans le concret et dans le réel.

Ça parait presque bête à dire mais de tous les conseils qu’on me demande sur mon site, on tourne toujours autour de gens qui se posent trop de questions et qui n’agissent pas. Donc si on arrête d’imaginer la situation idéale et d’attendre le bon moment. Si on se dit le bon moment c’est aujourd’hui, la situation idéale ce sera jamais,  j’agis maintenant et je regarde. Généralement on se plante totalement, mais ça c’est pas grave ! Parce qu’on peut étudier pourquoi on s’est planté, et repasser à l’action.

Toute ma théorie est basée la dessus.

Première technique simple pour se lancer dans un cycle d’amélioration de soi

Huber : Donc pour vaincre la procrastination et commencer à gagner en motivation, pour avancer dans ses projets ta théorie serait du coup : passer à l’acte pour apprendre de ses échecs et accomplissements. À l’inverse, on ne pourra rien en tirer si on n’a pas ce passage à l’acte ?

Mathieu : Il y a une vraie différence entre l’imaginaire et le réel. Pour être dans le réel il faut passer à l’action. On peut approfondir des techniques si c’est ça ta question ?

La technique clé

Huber : Oui ! Est-ce-que tu aurais une technique clé pour apprendre à passer à l’acte. Pour bien entrer dans ce cycle d’amélioration que tu nous décris. Une technique qui pourrait s’appliquer facilement ?

Mathieu : Il y a plein de techniques. Pour faire simple, sur mon site, la technique de base la plus efficace que j’enseigne c’est ce qui s’appelle la méthode des divisions successives. C’est extrêmement simple ! On va prendre un exemple très simple. Par exemple le cas d’un projet à 5 ans : Je veux vivre de mes revenus sur Internet.

Si on regarde l’objectif tel quel évidemment : Waouw ! Il faut que je trouve mon produit, que je trouve ma clientèle, mais quel produit, et qu’est-ce-qui marche ? Donc c’est impossible. On peut pas passer à l’action avec une action aussi large. Donc on commence à mettre en place la méthode des divisions successives.

Diviser pour mieux régner

Mathieu : La méthode la voici. Quelles sont les 3 ou 4 étapes à suivre pour réaliser cet objectif ?

Toujours 3 ou 4 étapes pas plus. Ma première étape ici ce sera de créer un site web. La deuxième étape sera surement de créer des produits. En dernier, il faudra trouver des clients pour les acheter. Tu vois ? On a trois macro-étapes très larges.

schéma développement personnel divisions successives
Exemple d’application de la méthode des divisions successives

On va dire que la première étape c’est donc de créer un site web. Okay. Tu vois, les deux autres étapes on les oublie. On se concentre juste sur la première. Et on divise en 3 ou 4 étapes la première étape. D’où le nom de méthode des divisions successives. Donc première étape créer un site web qu’est-ce-qu’il faut que je fasse ? Généralement ça sera par exemple de trouver un nom de domaine, un nom pour le site comme Zen et Productif pour ton site ou Penser et Agir pour le mien. Puis en deuxième étape créer le site, et 3, apprendre à le réferencer dans Google.

Puis on recommence pour cette première étape « trouver le nom de domaine« . À ce moment-là on va pouvoir choisir de diviser encore une fois ou bien on peut décider de passer à l’action directement. Se mettre devant une feuille et écrire des idées de nom. Ou bien analyser les noms utilisés par la concurrence.

Tout est dans la façon de formuler

Mathieu : On a changé l’idée globale qui est « Je veux vivre des revenus sur internet » en simplement « Trouver un nom ». C’est tout ! Sur la première idée la totalité des gens se mettront à procrastiner et à repousser le projet. Mais pour une idée aussi simple que trouver un nom on peut mettre en place ce que j’appelle l’action massive. On agit jusqu’à trouver un nom de domaine, puis on étudie. On se fixe une date limite : dans trois jours j’ai trouvé mon nom de domaine. Et ensuite on regarde.

Est-ce-que j’ai trouvé ou pas ? Si j’ai trouvé, je cherche à passer à l’étape d’après. Si je n’ai pas trouvé, j’essaye de trouver une autre façon d’agir pour trouver ce nom de domaine.

La magie de cette méthode de divisions est qu’elle s’applique absolument à tout. Aussi bien si on veut rencontrer une fille, un mec, quel que soit l’objectif en réalité, trouver un boulot tu vois, n’importe quoi : on applique cette méthode et ça fonctionne absolument tout le temps. Il n’y a pas d’excuse pour ne pas passer à l’action après.

Identifier ses valeurs pour bien démarrer

Huber : Donc cette méthode des divisions successives, est-ce-que c’est une technique applicable dès qu’on veut se lancer ? Est-ce-que c’est la première chose à commencer ? Ou bien est-ce-qu’il y a d’autres techniques à commencer avant pour garder la motivation par exemple ?

Mathieu : Cette étape c’est ce que j’appelle un déclencheur. Ca va déclencher l’action. Après, il y a quand même quelque chose à faire avant de déclencher les actions. C’est identifier ses valeurs profondes. Ce que personne ne fait. Si on reprend l’exemple de vivre de ses revenus sur internet parce que c’est un exemple parlant. Beaucoup de personnes vont se lancer la dedans pour gagner de l’argent. Parce-que c’est un moyen sympa de se faire pas mal d’argent, c’est des revenus passifs etc. On a les mêmes exemples avec la bourse ou l’édition d’un livre. On se dit je vais gagner plein d’argent ou je vais devenir une star de télé-réalité ou autre. Il y a plein de trucs à la mode et on fait ça pour gagner de l’argent.

La meilleure façon de gagner de l’argent c’est pas de chercher à le gagner, c’est de faire ce qu’on aime.

Construire sa perséverance

Mathieu : On se rend compte que réussir c’est pas compliqué. Réussir c’est persévéré assez de temps pour qu’on y arrive. Si tu as un temps infini dans ta vie, il y a un moment où tu vas y arriver parce que tu auras tellement essayé… C’est ce que disait Edison : « Je n’ai pas échoué 999 fois quand je cherchais à inventer l’ampoule électrique mais j’ai trouvé 999 manières de ne PAS faire une ampoule électrique. »

Mais c’est pas parce qu’il voulait être riche qu’il a réussi. C’est parce qu’il était passionné de physiques et il a réussi à en faire ça. C’est exactement pareil pour nous. Si la personne se dit : « Je veux créer un business sur le web pour être riche« , elle aura beau trouver la première étape pour le faire et passer à l’action, dans 3 mois elle sera découragée et elle abandonnera. Elle se dira : « C’est pas pour moi, je suis nul » et puis voilà.

Ce qui est faux !

En fait, il faut qu’elle trouve quelque chose qui la passionne, qui la prend aux tripes. Et pour ça il faut étudier ses valeurs, faire de l’introspection.

Il faut réfléchir à ce qu’on veut vraiment faire, et par la suite trouver un projet en adéquation avec ses valeurs. Une fois qu’on a défini le projet, on peut alors passer à la méthode des divisions successives. Si je peux me dire « J’ai validé le projet en fonction de moi », alors je passe à l’action.

Le burning desire

Mathieu : Une fois qu’on a validé le projet avec soi-même, des baisses de motivation on en aura toujours. Mais vu que c’est quelque chose qu’on incarne et qui est au fond de nous, le projet vient nous relever en fait, et on repart tout le temps dedans ! C’est ce qui s’appelle le burning desire ou le feu ardent chez Napoléon Hill, un auteur de développement personnel célèbre.

Moi ça fait 5 ans que je développe mon blog. Quand j’ai créé mon site en Février 2012, j’ai mis 6 mois pour avoir 100 visiteurs par jour. Je sais pas si les gens imaginent ce que c’est d’écrire deux ou trois articles par semaine. et pendant 4 mois il y a que ta mère, ta copine et ton pote qui viennent les lire. Y a personne tu vois ! Et bah ces 3 mois là sont capitaux.

Si la personne n’est pas motivée par ce qu’elle écrit, et que c’est pas en accord avec ses valeurs alors le fait de voir que personne ne vient suffira à les faire abandonner. Donc l’idée c’est de valider son projet en fonction de ses valeurs.

Tacler les problèmes d’argent et de temps

Huber : Très bien ! J’ai une dernière question pour toi du coup. J’entends souvent sur mon site et autour de moi qu’on a pas le temps ou pas l’argent. Ou encore un travail qu’on peut pas se permettre de quitter par exemple. Qu’est-ce-que tu dirais à ces gens-là pour les motiver à se lancer quand ils regarderont cette interview ?

Mathieu : Alors, pas le temps et pas d’argent ce sont les deux meilleures excuses pour ne rien faire ou procrastiner. Ce que je réponds à ceux qui ont pas le temps : Steve Jobs lui aussi avait 24h dans sa journée et il a révolutionné le monde. Première façon de dire. Et s’ils aiment pas Steve Jobs, je leur donne l’exemple de Gandhi.

Huber : Ca met tout le monde d’accord j’imagine.

Mathieu : Bah oui voilà. Ils ont que 24h c’est pour tout le monde pareil. Donc en fait, on a jamais de problème de temps, on n’a que des problème de priorités.

Une question de priorités

Mathieu : Il y a une statistique assez hallucinante qui est que les Français regardent en moyenne 3h40 la télé par jour. Donc je commence par dire aux gens : « Est-ce-que vous regardez la télé ? ». Ceux qui me disent non j’ai pas de télé, est-ce-que vous regardez Youtube ? Game of Thrones, des séries ? Quand je croise des gens normaux dans la rue, le dialogue aujourd’hui tourne autour de… une série hyper connue qui vient de reprendre, ça se trouve tu le sais toi. Un truc avec des zombies.

Huber : The Walking Dead ?

Mathieu : The Walking Dead, voilà, c’est ça ! Donc en ce moment tout le monde parle de The Walking Dead. Moi, on me parle de ça, j’ai jamais vu un épisode, je sais même pas ce que c’est. Par contre si je vais dans la rue et que j’en parle aux gens je me rendrai compte qu’énormément de gens connaissent ça. Mais pour connaître ça et suivre la série, on perd du temps. Enfin, on le perd pas mais la priorité est donnée à The Walking Dead.

Retrouver du temps

Ce que je conseille aux gens dans ma formation, c’est de se chronométrer. Vous avez passé 1h30 sur la télé, 2h sur Youtube, 30 minutes sur Facebook et 1h à cuisiner par exemple. Et puis surement 7 ou 8h de travail pour les gens qui ont un job. Dans cette liste-là, vous notez les activités qui sont indispensables, travailler par exemple pour un salarié. Dans ce qui n’est pas indispensable, quelles activités sont en adéquation avec mes valeurs et mon projet ?

Là on se rend compte, c’est pour tout le monde pareil, que regarder Norman ou Cyprien sur Youtube, regarder Cyril Hanouna sur Direct 8, regarder Game of Thrones ou tous ces trucs là, ca prend du temps. Tout le monde fait ça. Et si on enlève ça de sa journée, la plupart du temps on gagne 3 à 4h par jour. Et sur ces 3 ou 4h je leur demande pas de libérer les 3 ou 4h d’un coup. Mais déjà libérer ne serait-ce que 1h sur une semaine. 1h par jour c’est déjà énorme ! Et ainsi de suite.

La semaine d’après les gens s’y mettent déjà 2h par jour etc. puis y a aussi les week-ends ! Comme je t’ai dit tout est une question de priorités.

Résoudre les problèmes d’argent

Mathieu : Les problèmes d’argent c’est un peu plus compliqué que les problèmes de temps. Mais il n’y a pas de problème d’argent non plus. En fait, le problème d’argent c’est juste un problème de perception. L’argent ça ne sert qu’à accélérer les choses. Il n’y a qu’une ressource indispensable au monde c’est le temps. L’argent permet de gagner du temps. En se formant etc.

Un exemple concret

Pour les gens qui ont une voiture encore une fois. Moi je n’ai pas de voiture. Parce que j’en vois pas l’intérêt, mais il y a beaucoup de gens qui ont une voiture. J’ai eu des clients qui voulaient faire le tour du monde pendant un an. Ils cherchaient à travailler dans les pays. Pour faire ça il faut 5000€ de budget. C’est à peu près le budget en travaillant dans les pays après. C’est à dire que tu achètes un billet tour du monde dans une compagnie aérienne, ce qui coûte environ 4000 ou 5000 euros, puis ensuite tu travailles dans les pays. Tu t’arranges pour aller dans des pays ou la vie ne coûte pas très cher etc.

Certaines personnes me disent mais Mathieu je n’ai pas l’argent pour faire ça ! Oui mais tu as une voiture. Donc à combien tu vends ta voiture ? En faisant ça tu as surement de quoi déjà te payer ton tour du monde.

Quand on réfléchit comme ça et qu’on se donne les moyens de ses ambitions, on trouve des solutions. Et si on a pas de voiture, on peut faire des vide-grenier. Si on a vraiment pas l’argent on peut se bouger.

Les projets financés

Mathieu : Dans quasiment tous les cas on peut trouver des aides. Le frère de mon meilleur pote par exemple. Il a fait le tour du monde en étant sponsorisé par RedBull. Parce qu’il faisait du port en fait. Il a pu trouvé des gens qui reconnaissent son talent et le financent, il a rien eu a payé. Et puis il va y a voir d’autres méthodes.

Si on veut monter une boite, on peut faire une levée de fond. Moi quand j’avais 17 ans, j’ai monté une association sur Nantes où on organisait des concerts de rock. Parce que j’étais fan de métal, punk, punk-hardcore etc. À un moment on a voulu faire un festival. Pour faire un festival on s’est dit : comment faire on a pas d’argent ? On a été à la mairie, on a créé notre Junior Association. Il y avait du budget pour les Junior Association, on a monté un dossier et remporté le budget et touché nos 10 000€. On a pu organiser le festival de 5000 personnes et voilà !

Il faut sortir de la boîte. Devenir plus gros que le problème et réfléchir à des solutions auxquelles on penserait pas si on était à l’intérieur de la boite.

Huber : Je n’ai plus de questions ! Merci Mathieu 🙂

Mathieu : Merci beaucoup, à bientôt !

 

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